Mort d’un adolescent à la plage Bernarez : une noyade évitable, une responsabilité collective

Mort d’un adolescent à la plage Bernarez : une noyade évitable, une responsabilité collective

Quand l’égoïsme tue, quand l’irresponsabilité devient mortelle…

Encore une vie fauchée.
Encore une famille brisée.
Encore une jeunesse sacrifiée sur l’autel de l’incompétence, de la haine et de la division.

Ibrahima Sory Bangoura, un jeune garçon de 15 ans, ne rentrera plus jamais chez lui. Il s’est noyé à la plage Bernarez de Yimbaya Port, un lieu censé offrir détente et loisir, mais qui se révèle être une zone de non-droit en semaine, laissée à elle-même, sans encadrement ni sécurité.

Et pourtant, tout le monde savait.
Tout le monde savait que cette plage attire chaque jour des enfants, des adolescents, des familles entières, surtout en période de vacances.
Mais pendant que certains s’accrochent à leur petit morceau de pouvoir, entre jalousie, sabotage et querelles d’ego, les vrais problèmes sont ignorés :

• Aucun maître-nageur

• Aucun dispositif d’alerte

• Aucun service de secours
Rien. Que le vide.

Et aujourd’hui, ce vide a englouti un enfant.

Il est temps que cela cesse.

L’équipe mise en place dans le cadre d’un protocole d’accord signé sous l’égide de la Gouverneure de la ville de Conakry — composée de membres du Gouvernorat, de la mairie de Gbessia, de la police et de la gendarmerie — n’intervient que les week-ends.
En semaine, la plage est laissée sans aucune protection, alors même que des voix s’élèvent de part et d’autre pour s’accuser mutuellement de sabotage.

Mais une chose est claire : la sécurité des citoyens, en particulier celle des plus jeunes, doit devenir une priorité réelle.
Les plages publiques ne sont pas des champs de bataille entre groupes d’intérêt.
Ce sont des espaces de vie, de loisir, de partage.
Pas des lieux de mort.

Hier soir, aux alentours de 21h, le corps sans vie d’Ibrahima a été déposé par des pêcheurs artisanaux à la mosquée de Yimbaya École.
En raison de l’état de décomposition, l’enfant a été enterré entre 22h et 23h, dans une atmosphère de choc et de douleur.

À tous les responsables, locaux comme nationaux :
Votre silence est complice. Vos rivalités sont meurtrières.
Il est urgent d’agir. Urgent de sécuriser. Urgent de réunir les parties prenantes — notamment les jeunes des deux équipes impliquées — autour d’une assise franche pour régler cette crise.

Car sans volonté d’unité, les pires drames sont encore à craindre.

Chaque jour d’inaction peut coûter une vie.
Et cette fois, c’est celle d’Ibrahima.

 

Vericomguinee.com 

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La Rédaction