Plastique en Guinée : ce qui se prépare pourrait surprendre plus d’un…

Plastique en Guinée : ce qui se prépare pourrait surprendre plus d’un…

L’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée (UPEMGUI) réaffirme sa volonté d’accompagner la dynamique nationale autour de la gestion des déchets plastiques. À travers une approche axée sur la valorisation, la création d’emplois et le développement de l’économie circulaire, l’organisation appelle à une collaboration renforcée entre les acteurs privés et l’État.

« Nous réaffirmons notre disponibilité à accompagner cette dynamique nationale pour une République de Guinée plus forte, prospère et durable », a déclaré El Hadj Souleymane Fofana, président de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée.

Trois axes pour valoriser les déchets plastiques

Selon le président de l’UPEMGUI, cette démarche repose principalement sur trois axes. Le premier consiste à valoriser les déchets plastiques en leur donnant un prix d’achat concurrentiel, afin de favoriser leur collecte et leur acheminement vers les unités de transformation.

« Entendant par là les unités de transformation, ce qui s’occupe des déchets », précise-t-il.

Le deuxième axe vise à considérer le plastique comme une véritable matière première, capable de contribuer à la création de nouvelles activités économiques et d’emplois.

Enfin, l’UPEMGUI souhaite mettre progressivement en place des petites et moyennes entreprises spécialisées dans la collecte, le tri et la transformation du plastique, notamment avec ses partenaires.

Une chaîne de valeur autour du plastique

L’UPEMGUI entend travailler « main dans la main » avec les acteurs déjà engagés ou ceux qui souhaitent intégrer la chaîne de valeur du plastique.

« Les collecteurs, les trieuses, les unités de broyage, de lavage et de transformation, ces PME deviendront des piliers de l’économie circulaire ici en Guinée. Elles réduiront la pollution et généreront une véritable valeur ajoutée locale », affirme El Hadj Souleymane Fofana.

Pour le président de l’organisation, cette démarche permettrait ainsi de transformer un défi environnemental en opportunité économique pour le pays.

« Ainsi, nous transformons un défi environnemental en opportunité économique pour la République de Guinée », soutient-il.

L’UPEMGUI privilégie le partenariat avec l’État

Sur les relations avec les pouvoirs publics, le président de l’UPEMGUI précise que l’organisation ne se situe pas dans une logique d’opposition aux services de l’État.

« Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation avec les services de l’État, mais dans un partenariat direct avec l’État. Nous voulons une Guinée plus propre, plus prospère, mais aussi une transition qui protège nos emplois, nos investissements et les familles qui en dépendent », explique-t-il.

Un appel aux producteurs d’eau minérale

Pour finir, El Hadj Souleymane Fofana appelle l’ensemble des producteurs d’eau minérale à prendre les dispositions nécessaires afin de se conformer aux décisions des autorités.

« Dans le cadre du respect de l’autorité de l’État et pour donner une force au bureau pour atteindre l’objectif, nous demandons à l’ensemble des producteurs d’eau minérale de se défaire des sachets en plastique le plus tôt possible, avant le 20 septembre, et de prendre toutes leurs dispositions pour éviter tout ce qui peut aller à l’encontre des décisions de l’État », a conclu le président de l’UPEMGUI.

Directeur de publication