Matam : lancement d’une campagne nationale de vaccination des chiens contre la rage
La commune de Matam a abrité, ce lundi 12 octobre 2026, le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination des chiens contre la rage. Pilotée par le ministère de l’Élevage, à travers la Direction nationale des services vétérinaires, en collaboration avec les autorités communales, cette initiative vise à renforcer la prévention de cette maladie mortelle et à contribuer à l’élimination de la rage humaine transmise par les chiens à l’horizon 2030.
La lutte contre la rage se poursuit en Guinée. À Matam, les autorités communales et les responsables des services vétérinaires ont procédé au lancement officiel d’une nouvelle campagne de vaccination canine. Cette opération s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités guinéennes pour protéger la santé animale et préserver la santé publique.
À cette occasion, le maire de la commune de Matam, Alseny Marco Camara, a réaffirmé l’engagement de son administration à accompagner cette initiative sanitaire. Il a souligné l’importance de la vaccination dans la prévention et le contrôle de la rage, une maladie qui représente une menace sérieuse pour les animaux et les populations.
Le responsable communal a également invité les propriétaires de chiens à participer massivement à la campagne en faisant vacciner leurs animaux. Il a, par ailleurs, appelé les services techniques, les agents vétérinaires, les leaders communautaires et les médias à unir leurs efforts pour sensibiliser les citoyens et assurer la réussite de l’opération.
Pour le maire, la lutte contre la rage relève d’une responsabilité collective. Protéger les animaux revient également à protéger les familles et les communautés. Il a ainsi réitéré la disponibilité de la commune à soutenir les initiatives visant à améliorer la santé animale et à préserver la santé publique.
500 000 doses de vaccins mobilisées pour la campagne 2026
M. Pépé Gbamou, intervenant au nom du Directeur national des services vétérinaires, a rappelé les efforts consentis par les autorités guinéennes et leurs partenaires dans la lutte contre la rage.
Selon lui, la Guinée organise des campagnes de vaccination canine depuis 2023, avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la santé animale, le projet de sécurité sanitaire et la Banque mondiale.
Pour la campagne de 2026, 500 000 doses de vaccins sont disponibles à l’échelle nationale, dont 5 000 destinées à la région de Conakry. Le représentant a souligné que la vaccination gratuite constitue un levier important pour encourager les propriétaires à faire protéger leurs chiens.
Il a également rappelé l’existence, depuis 2018, d’un plan d’action conjoint impliquant les ministères chargés de l’Élevage, de la Santé et de l’Environnement, avec leurs partenaires. L’un des objectifs de ce dispositif est d’éliminer la rage humaine transmise par les chiens à l’horizon 2030.
Après une morsure, une prise en charge rapide est indispensable
Au cours de son intervention, M. Pépé Gbamou a insisté sur la gravité de la rage, rappelant que la maladie est presque toujours mortelle une fois les symptômes apparus. Il a notamment attiré l’attention sur la vulnérabilité des enfants, particulièrement ceux de moins de 15 ans.
Il a ainsi appelé les populations à adopter les bons réflexes en cas de morsure. La plaie doit être lavée immédiatement et abondamment à l’eau et au savon pendant au moins 15 minutes, avant de se rendre rapidement dans une structure sanitaire pour une évaluation et une prise en charge appropriées.
Le représentant des services vétérinaires a également insisté sur la nécessité de vacciner les chiens et de responsabiliser leurs propriétaires. Pour lui, cette démarche permet de protéger non seulement les familles, mais aussi l’ensemble de la communauté.
La gestion des déchets, un autre enjeu de prévention
Au-delà de la vaccination, M. Pépé Gbamou a appelé à une meilleure gestion des ordures dans les villes. Selon lui, la présence de déchets favorise la concentration de chiens errants, qui peuvent être impliqués dans des morsures et dans la transmission de la rage.
Il a donc invité les citoyens à assumer pleinement leurs responsabilités, aussi bien dans la gestion des déchets que dans la garde de leurs animaux.
À travers cette campagne, les autorités entendent renforcer la mobilisation des communautés autour d’un objectif commun : réduire les risques liés à la rage et progresser vers son élimination à l’horizon 2030. La participation des propriétaires de chiens, l’engagement des collectivités et l’implication des services sanitaires demeurent essentiels pour atteindre cet objectif.

