Violences faites aux femmes : la Coordination des jeunes cadres volontaires appelle à une mobilisation collective
La Coordination des jeunes cadres volontaires pour le futur a organisé une conférence de presse consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes en Guinée. À cette occasion, les responsables de la structure ont appelé à une mobilisation collective impliquant les autorités, les médias et les citoyens afin de contribuer à mettre fin à ce phénomène.
Prenant la parole, le Coordinateur de ladite ONG a rappelé la nécessité d’un engagement de tous pour lutter efficacement contre ce fléau.
« Nous devons tous nous engager pour que nous puissions stopper ce fléau », a-t-il déclaré, avant de souligner les différents partenariats établis par l’organisation dans le cadre de ce combat.
« Déjà, nous avons des partenariats avec l’OPROGEM, la Brigade spéciale aux personnes vulnérables, le Service genre et équité, le ministère de la Sécurité et aussi les autres ministères qui nous accompagnent dans ce combat », a-t-il précisé.
Le Coordinateur a également insisté sur le rôle des médias dans la sensibilisation et la vulgarisation des messages de prévention.
« C’est un combat commun. Pour vous, les professionnels des médias, vous êtes le quatrième pouvoir. Vous aussi, vous devriez nous joindre pour que vous vulgarisiez ce message. Ensemble, nous pouvons lutter contre ce fléau », a-t-il lancé.
De son côté, Mabinty Diallo, trésorière de la Coordination, a reconnu la difficulté de combattre ce phénomène, tout en estimant qu’une mobilisation collective pourrait contribuer à réduire les violences.
« C’est un fléau qui n’est pas facile à combattre, mais avec l’aide de nos partenaires, des médias et je vais même dire l’aide des citoyens guinéens et de l’État, on peut banaliser cette violence », a-t-elle déclaré.
Elle a ainsi appelé à l’implication de tous les acteurs afin de mettre fin aux violences faites aux femmes, évoquant l’ampleur de leurs conséquences dans le pays.
« Ça a eu beaucoup d’impact en Guinée. Je suis une femme et je sais combien de fois les femmes sont victimes de violences, que ça soit dans les foyers. On entend parler de jeunes filles et de femmes qui ont été tuées, violentées », a-t-elle déploré.
Mabinty Diallo réaffirme ainsi l’engagement de la structure à poursuivre son combat et invite l’ensemble de la population à s’y associer.
« Sur ce, nous demandons l’accompagnement de tout un chacun afin de mettre fin à ce fléau. Nous sommes tous engagés, on peut mettre fin à ce fléau », a-t-elle conclu.
Le représentant de Dinguiraye a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer la responsabilité collective et l’application des textes de loi pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Revenant sur un cas de violence conjugale rapporté récemment à Kankan, il a déclaré : « Hier même, on a eu cette information : une femme enceinte de neuf mois a été poignardée par son mari à Kankan. »
Selon lui, ce genre de situation doit interpeller les familles, les citoyens et les autorités.
« Cela veut dire que nous qui avons nos épouses, nos sœurs et nos filles, si on ne se lève pas pour accompagner ce genre d’initiative, c’est que nous sommes tous complices », a-t-il estimé.
Il appelle également les victimes à dénoncer les violences et demande à l’État de veiller à l’application effective des textes existants.
« Avec les autorités, il faut interpeller et demander aux gens qui sont victimes de dénoncer, mais surtout à l’État d’appliquer les textes parce que les textes existent. Il faut sanctionner les coupables, il faut sanctionner les bourreaux, il faut les punir », a-t-il insisté.
Pour conclure, le représentant de Dinguiraye rappelle que le phénomène ne se limite pas à une seule région du pays et appelle à une vigilance collective.
« Ce qui se passe à Kankan peut même se passer en Forêt », a-t-il averti.
